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Comment mettre en place une infirmerie de chantier ?


Pour les chantiers et les sites industriels qui accueillent plus de 200 personnes, la mise en place d’une infirmerie de chantier est obligatoire. Cette infrastructure médicale permet une intervention rapide en cas d’urgence, et elle est aussi indispensable pour la prévention. Mais comment installer une infirmerie de chantier ? Quels sont les impératifs à respecter ? Spécialiste français de l’assistance médicale en milieu professionnel, PmS Médicalisation a organisé un webinaire sur la plateforme Preventica. Voici les explications d’Olivier Brun, directeur Division de l’Assistance Médicale chez PmSm.

 

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L’infirmerie de chantier : une infrastructure obligatoire !

 

 

Dans les établissements industriels de plus de 200 salariés, la présence d’au moins un infirmier est requise selon le Code du Travail (article R4623-51). Or, comme le rappelle Olivier Brun, « un chantier est considéré comme un établissement industriel ».

– Tout chantier qui accueille plus de 200 professionnels doit donc remplir cette obligation : cela comprend l’ensemble des personnes qui interviennent sur place, intérimaires et sous-traitants compris.

– Au-delà de 800 collaborateurs, un infirmier supplémentaire est requis par tranche de 600 personnes. Pour un chantier qui regroupe 1 400 professionnels par exemple, deux infirmiers doivent être sur place.

– Plus qu’un infirmier, il faut aussi une infirmerie de chantier ! Les organismes comme la CARSAT (Retraite et santé au travail) et DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) demandent la création d’une infirmerie de chantier dès lors que le chantier présente un effectif de 200 collaborateurs et plus.

 

Quel emplacement et quel aménagement pour une infirmerie de chantier ?

 

La structure doit être placée près des activités du chantier, là où se trouve la majorité des effectifs. Pour Olivier Brun, c’est habituellement « la base vie du chantier » qui est choisie : soit en aménageant des locaux modulaires existants, soit en installant une structure modulaire dédiée près de la base vie. Il faut qu’elle soit située :

– au rez-de-chaussée pour faciliter l’accès ;

– et à proximité d’une entrée accessible aux services de secours.

Une signalisation extérieure doit aussi être mise en place : un fléchage sur le chantier ou encore une identification claire des défibrillateurs. Sur les chantiers les plus importants, « on peut être amenés à gérer jusqu’à 25 ou 30 défibrillateurs », rappelle Olivier Brun.

L’infirmerie doit enfin être aménagée de manière à offrir des espaces dédiés : sas d’entrée, salle de soins, salle de repos, espace sanitaire…

 

Matériel médical, médicaments… comment équiper l’infirmerie de chantier ?

 

L’équipement doit tenir compte des activités et donc des risques du chantier. Mais aussi de la proximité, ou non, des établissements hospitaliers. Les impératifs ne sont pas les mêmes si l’hôpital le plus proche est situé à 5 minutes… ou à 45 minutes ! « Les moyens mis en place dans l’infirmerie seront forcément beaucoup plus importants si les structures extérieures de soins d’urgence sont loin », souligne Olivier Brun.

– Il faut également établir des protocoles de soins courants ou d’urgence. Ils sont communiqués par le médecin du travail, ou, dans le cas des infirmeries de chantiers mises en place par PmSm, établies par la direction médicale et validées par la médecine du travail.

– Matériels et dispositifs médicaux, médicaments ou encore dotation en oxygène: rien n’est laissé au hasard.

– Jusqu’à la conservation des données, dans un cadre sécurisé comme c’est le cas pour PmSm.

 

Vous souhaitez découvrir l’ensemble du webinaire ? Rendez-vous sur la plateforme Preventica : le webinaire est accessible en replay sur simple inscription.